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 Midnight Savior

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« Kotokyo Ayako | Geisha »

Tokyoïte ;

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MessageSujet: Midnight Savior   Jeu 11 Mar - 14:04

Aya courrait dans ce long couloir obscur depuis un moment déjà, elle est suivit, enfin elle n’en a pas la certitude. C’est juste une impression qui lui sert les tripes et la pousse à avancer. Elle a l’impression de sentir une haleine chaude dans son cou, elle accélère. On la tire en arrière, elle se réveille en sursaut les yeux écarquillés, le souffle court, le cœur qui bat à cent à l’heure.

La lumière l’aveugle, elle a l’impression que sa tête va exploser. Elle plisse les yeux et regarde autour d’elle. Elle est dans sa chambre, enfin elle pense. Elle essaye de rassembler ses esprits. La brûlure dans son crâne ne fait qu’augmenter. Son corps est lourd. Elle a soif.

La jeune femme se traîne jusqu’à la salle de bain attenante à tâtons, les yeux mi-clos. Sur le trajet elle essaie de se souvenir ce qu’elle a fait la veille. Elle se souvient très vaguement avoir fêté quelque chose avec des membres de son staff, quoi ? Ça reste vague. Elle a bu, beaucoup, trop sans doute. Elle a mélangé l’alcool aux antidépresseurs et aux amphéts. Elle ouvre la pharmacie, fait voler une grande partie de son contenu au sol, mais réussit à se saisir de la boîte d’anti-douleur. Elle avale plus de cachetons que préconisé et se laisse glisser le long du mur froid carrelé de la salle d’eau. Comme une poupée désarticulée, Geisha gît au milieu d’un triste bordel, les yeux mi-clos, des larmes en perlant, le rimmel de la veille traçant des sillons noirs sur ses joues pâles. Ce n’est pas la première fois et sûrement pas la dernière qu’elle se réveille dans cet état.

De trop longues minutes s’écoulent avant que l’étau qui lui enserrait la tête se desserre, qu’elle décide d’ouvrir à nouveau les yeux et qu’elle constate l’ampleur du désastre. La salle de bain ressemble à un champ de bataille, elle ramasse les boîtes de médoc et les fourre dans la pharmacie. La glace lui renvoie un reflet accusateur, son teint est blanchâtre sillonné de larmes séchées crasseuses, ses yeux gonflés et rouge.

Elle se déshabille, et rentre dans la cabine de douche. Douche salvatrice, Aya savoure la sensation de l’eau sur sa peau, elle reprend pied petit à petit. Comme tout disparaissait par la bonde, emporté par l’eau ruisselante. Les lendemains de début de vacance sont toujours dévastateurs pour elle. Ce qui la maintient en vie, c’est son boulot, sortit de là elle ne sait que faire, elle cogite beaucoup trop. La jeune femme coupe l’eau et sort de la douche, enroule une serviette autour d’elle et sort de la salle de bain. Elle se dirige vers le dressing, attrape ce qui lui tombe sous la main et l’enfile. Elle n’a pas trop mal choisi, Aya va s’asseoir devant sa coiffeuse, attrape le pot de fond de teint et en applique une couche sur son visage fatigué et blafard. Le résultat est comme toujours nickel, un vrai cache misère. Avec le temps elle est devenue maîtresse à ce jeu là.

La jeune mannequin se saisit de son portable, son sac et ses clefs et sort enfin de l’appartement. Il fait déjà nuit, les néons aux couleurs criardes baignent la rouent d’une lumière irréelle mais tellement banale, en fin de compte. Elle sort une cigarette de la poche intérieure de sa veste, l’allume et tire une latte. L’apport de nicotine, la rassérène, pas besoin de faire le grand saut pour se sentir mieux, une petite mort lente et pernicieuse. Elle est accros à la nicotine, c’est bête à dire et stupide à faire pour une personne qui comme elle sait pertinemment que ce n’est signal envoyé par son cerveau complètement imbibé et qui réclame sa dose. Un signal de drogué en manque, un signal trompeur. Mais peut-être qu’elle souhaite être trompée ?

Le fond de l’air est frais mais pas désagréablement froid pour cette fin d’hiver. Les bourgeoises lui lancent des regards désapprobateurs, mais définitivement envieurs. Elle sourit, c’est tellement risible, ces femmes jeunes ou moins jeunes engoncées dans leurs gros manteaux et vêtements d’hivers de la bourgeoisie, jupe aux genoux et écharpe autour du cou.
"Soyez choqué mes bonnes dames, ce n’est que la vitrine du diable, un cache misère affriolant conçu pour faire fantasmer vos époux."
Son sourire est ironique après tout elle peut bien se le permettre. La jeune femme bifurque quasi automatiquement dans une ruelle obscure. La lumière artificielle et l’agitation la mettent mal à l’aise. Il n’y a quasiment personne dans la ruelle. Elle s’adosse à un mur, finit sa cloppe et l’écrase négligemment, avant de s’enfoncer dans la rue. Pas un bruit, pas un mouvement. Elle s’enfonce toujours plus profondément dans le quartier, totalement inconsciente du danger qui rode.
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« Tomoki Anzai | Crow »

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MessageSujet: Re: Midnight Savior   Jeu 18 Mar - 1:20

Le sang battait ses tempes. Vite, plus vite. Son torse se soulevait un rythme, rapidement et avec régularité. Il n'avait pas d'autre but que de tous les battre. Il devait être le meilleur. Ce n'est qu'à ce prix que l'on survivait ici. Encore un peu. Un tout petit effort et c'était bon... Enfin, il le dépassa. Cette idée le fit regagner de vigueur et sa course s'accéléra encore d'un cran. Juste un tour de piste et ça serai fini.
Le corbeau fini sa course et stoppa net. Son souffle était court et il était trempé de la tête aux pieds. Un coup d'œil à sa montre lui indiqua que cela faisait approximativement une heure trente qu'il courrait à un rythme régulier. Avec un sprint final qui lui avait permit de dépasser tout les autres gens courant sur la piste. Se courbant en deux, il pris appuis de ses deux mains sur ses genoux, le temps de récupérer. Quoi qu'il arrive, il devait être prêt. C'est pour cela qu'il courait régulièrement. Et une à deux fois par moi, il se rendait à la base pour s'entrainer au combat au corps à corps. Juste pour s'assurer qu'il ne perdait pas la main.

C'était sa journée de repos ou plutôt sa soirée de repos. Ce qui était bien à Tokyo c'est que qu'importe leur, il y a avait du monde partout, même sur les pistes de course. Enfin, presque partout? Il est des quartiers qui, même en plein soleil, reste aussi silencieux que la mort elle-même C'est dans un de se quartiers que Crow devait se rendre une fois la nuit tombée. Une connaissance qui n'avait pas payé ces dettes allait recevoir sa visite. Mais avant cela, il devait aller se doucher. L'hygiène était quelque chose d'important pour lui. Bien sûr, il c'était retrouvé plus d'une fois dans des situations ne lui permettant pas d'avoir accès à ce luxe plusieurs jours durant, mais tant qu'il le pouvait, il comptait bien en profiter.
Il retourna rapidement à son petit appartement pourri coincé entre deux grands immeubles ; rien de mieux pour être distrait et puis de toute façon, il ne restait pas souvent là bas. Le logement était entretenu, mais froid et impersonnel. Rien de ce qui était non nécessaire ne s'y trouvait. Pas de décoration, pas d'objets personnelle mise à part ses fringues, ses produits d'entretiens et ses armes.
En entrant, il alluma sa clope et ses clopes au bec qu'il vérifia calmement l'état de l'appartement. Rien n'avait bougé, sa mémoire en certifiait. Il ne quittait jamais la pièce sans la photographier mentalement. Qui plus est, il prenait grand soin de modifier les emplacements des objets régulièrement, pour être sûr que quelqu'un n'enregistre la pièce un jour et ne la mette à sac un autre. « Prudence est mère de Sûreté ». Et de la sûreté, on en manque jamais trop, surtout dans le monde dans lequel il vivait.

En entrant dans la salle de bains, il jeta sa clope dans les toilettes. Elles avaient l'habitude de faire office de cendrier. Rapidement, il se doucha et se changea. Il rempli une tasse de café et se dirigea vers une des caches à armes de l'appartement, un des placards de la cuisine. Il l'ouvrit, donnant vu sur plusieurs types de couteaux, des dagues et de flingues. Ce soir, il ne prendrait pas d'arme à feu. Non, le couteau suffirait pour impressionner l'homme, ce n'était qu'une visite de courtoisie... Pour l'instant.
Une dague miniature dans la manche, une autre plus grande accrochée dans un fourreau à la taille, le corbeau était prêt.

{ * * * }

Sans bruit, le corbeau fit céder la serrure avec soin. La rue était silencieuse et pas un chat ne serait sorti étant donné l'ambiance qui régnait. Poussant la porte, il fit quelques pas dans la pénombre.Une fois ses yeux habitués, il examina la pièce. Il n'y avait pas besoin de réfléchir beaucoup pour comprendre qu'il arrivait sûrement trop tard. Quelqu'un était passé avant lui. Les meubles tout autour étaient renversés et il y avait des signes visibles de lute.
Lâcher une proie n'était pas dans son genre. En trois minutes, il fit le tour d e la maison, juste pour s'assurer qu'il n'y avait bel et bien plus âme qui vive ici. Il y avait eu du monde ici, il y à moins d'heure. Mais il n'y avait plus rien à tirer de ce lieu. Pour autant, il n'était pas question de renoncer. Il suffisait juste de retrouver le trace de ce type. Juste.

Agacé, Crow quitta les lieux en refermant la porte derrière lui. Les flics découvriraient bien assez tôt ce qui s'étaient passé. Et avec cela, le empruntes du corbeau. Empreintes retrouvées sur un bon nombre de scènes diverses et variées mais qui n'avaient jamais pu être reliées à personnes. Mieux que le jeu du chat et de la sourie, Crow s'en délectait vraiment. Certes il y avait bien un flic ou deux du genre collant persuadé - à raison- que le corbeau était mêlé à bon nombre d'affaire. Mais comment prouver quoi que ce soit lorsque l'on ne parvient pas à certifié l'existence de ce corbeau ? Et l'homme comptait bien s'arranger de façon à ce que les flics ne puissent jamais rien prouver. Et cela impliquait également le fait de ne pas perdre ses proies.

C'est dans le but de trouver plus d'information que Crow se mit à marcher dans les rues. Son pas était calme et assuré. Comme quelqu'un qui domine et sait qu'il ne craint rien... Ce qui était plus que partiellement le cas. Peu de gens se risquerai à l'affronter et même s'ils le faisait, Crow était entrainé et expérimenté dans toutes sortes de combats. Et jusqu'ici, qu'importe les situations, il s'en était toujours sorti. La preuve, il était toujours en jeu et craint plus que jamais. Bientôt son nom dépasserai peut être même celui de son Kumicho, qui sait ?
Ses pas le guidèrent assez loin de son point de départ. Tout était calme, trop calme pour que personne ne sache rien. Les gens se terraient. Mais ils finiraient bien par sortir.

Des pas venant d'en face sortirent Crow de sa réflexion. L'obscurité était profonde mais les sens du corbeau étaient désormais en éveillent.... En admettant que parfois il puisse baisser la garde. A plusieurs mètres de là où il se trouvait, des pas raisonnaient. Ils se dirigeaient vers lui . Le bruit sur les pavés indiquait qu'il s'agissait là de talons. Une femme donc. Dans ce coin, à cette heure ? Peu courant. Derrière elle, à bonne distance, d'autres pas. Plus discrets et c'était sans doute l'objectif. Soient ils étaient avec elle et assuraient ses arrières, soit il en avait après elle. Dans ce type de ruelle, la seconde option était plus à envisager. Surtout si l'on prenant en compte le fait qu'assurer ses arrières sans placer personne devant était d'une inutilité parfaite.
Certes, le corbeau faisait rarement dans la douceur et il se comportait toujours comme quelqu'un de froid et détaché. Mais la violence gratuite n'était pas vraiment pour lui. Et sur une partie de la ville reconnue pour faire partie du territoire de son propre clan, cela lui déplaisait encore plus. Seul lui même choisissait les victimes et ce choix était rarement hasardeux.


Tenue :
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« Kotokyo Ayako | Geisha »

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MessageSujet: Re: Midnight Savior   Jeu 15 Avr - 18:31

    C’est étonnant comme l’être humain peut être à la fois la plus vulnérable et la plus inconsciente des créatures évoluant sur terre. N’importe quel animal sait instinctivement où il peut aller et où il ne devrait surtout pas aller. C’est l’instinct de survit qui les gouverne en quelque sorte. Chez l’homme c’est sa bêtise et son assurance qu’il est dominant. Malheureusement tous les hommes ne sont pas forcément en haut de la chaîne. Il arrive même qu’une fois en haut de la chaîne, pour une raison ou une autre on redescende d’un cran. C’est ce qui fait toute la beauté et la fragilité de l’être humain. Trop sûr de lui-même alors même que la lutte devient plus dure une fois en haut.

    Ayako s’arrêta quelque seconde. Un bruissement dans son dos l’ennuyait. Elle écoute le silence et hausse les épaules. Un chat sans doute. Elle plisse les yeux. Ne voit rien et reprend son chemin. La nuit n’est pas totalement noir, un quartier de lune subsiste, les lumières de la ville illuminait encore faiblement la nuit. La mannequine se retourna à nouveau. On la suivait. Elle connaissait bien cette sensation. Elle vivait dans un quartier vivant en périphérie du centre, depuis qu’elle avait été harcelée. Elle avait été suivit pendant des mois par un jeune homme légèrement déséquilibré. Un de ces désaxés qui vous suivent partout, s’introduisent dans votre appartement et votre vie, laissant une emprunte de peur dans votre quotidien. Une insécurité constante qui vous ronge les sangs, et vous empêche de rejoindre les bras si accueillants d’un Morphée tout autant en manque de vous que vous l’êtes de lui. Vous vivez votre vie, étranger à cette dernière. Une sorte de cauchemar éveillé auquel il est impossible d’échapper. Jusqu’au jour où vous mettez un visage sur cette présence envahissante. Un visage bien étonné encadré par deux uniformes bien campés sur leur pied.
    Elle ne connaissait que trop bien cette sensation. Aya pressa le pas avant de se mettre à trottiner. Elle prit lentement conscience de son environnement et réalisa les raisons pour lesquelles les rues étaient si silencieuses. Elle avait mécaniquement tourné dans un quartier réputé pour être un coupe-gorge. En s’éloignant des beaux quartiers pour un peu de tranquillité, elle avait choisi un quartier limitrophe à un quartier yakuza ; ville dans la ville, avec ses propres codes, sa propre loi et des habitants souvent peu recommandables.

    Une main l’attrapa par l’épaule et le retourna violement. Face à elle trois hommes la dévisageait avec un regard qui n’augurait rien de bon. Elle tenta vainement de se défendre et se retrouva immobilisée. Sa tête pulsa, mauvais souvenir d’une nuit agitée, alors qu’elle écarquillait les yeux. Nul cri ne s’échappa de ses lèvres. La peur avait pour ainsi dire glacé son sang.


HJ: Navré d'avoir mit tout ce temps
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« Tomoki Anzai | Crow »

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MessageSujet: Re: Midnight Savior   Sam 18 Sep - 0:30

Plutôt que de faire irruption au milieu d'une situation dont il ne connaissait rien, le corbeau choisit d'attendre. Il s'avança un peu dans la petite rue principale, puis choisit de s'enfoncer dans une ruelle sombre. Une qui lui permettrait de voir sans être vu. Sans bruit, il s'appuya contre le mur, sortie son paquet de clope et en alluma une, créant l'espace d'un instant une petite lueur vive et chaude dans l'obscurité étouffante. Comme toute autre lumière dans ce genre de lieu, elle s'éteignit sans bruit et sans témoin. Portant la cigarette à ses lèvres, Crow savoura la première taffe avant d'en relâcher la fumée dans l'air ambiant. Ainsi appuyé, il attendit juste que la scène se mit en place.

Comme il l'avait deviné au bruit des pas un peu plus tôt, ce fut effectivement la femme qui entra en premier dans son champ de vision. Et il n'eut même pas besoin de voir les hommes qui la suivait pour en déduire que ce n'était définitivement pas pour son bien qu'ils marchaient dans ses pas. La jeune femme en face était vêtue en vrai fruit tentateur. Certaines personnes auraient sans doute parlé de « vulgaire » étant donné l'heure et la hauteur du short. Mais ce n'était pas comme si Crow n'avait jamais vu plus court. Et il savait parfaitement que la notion de vulgaire était dissociée de la tenue vestimentaire. Des filles vulgaire sexuellement habillées de façon prude, des filles en réalité timide qui s'habillaient d'une façon aguicheuse... Il avait fini par laisser tomber les essais pour cerner les femmes. La réponse s'imposait bien suffisamment vite. Il suffisait juste de jouer assez fins pour ne pas les mal catégorier et le tour était souvent joué.
Inconscience ? Témérité ? Folie ? Ou un mélange des trois ? Qu'est-ce qui pouvait bien guider une femme à venir dans pareil quartier ainsi vêtue à cette heure de la soirée ? A moins que malgré les apparences il ne s'agisse là d'une des chasseresses de je ne sais quel clan ? Elle n'en avait pas l'allure vu d'ici, mais le corbeau savait bien qu'elles n'y ressemblaient rarement, surtout pas vu de loin. Mais jusque preuve du contraire et tant qu'il n'y aurait pas de raison apparente et censé à sa vue, pourquoi pourrait-il bien prendre le risque d'intervenir ?

C'est sans bouger qu'il vit les hommes se rapprocher de l'inconnue féminin. Le temps de réaction de la jeune femme était vraiment lent. Avait-elle consommé une quelconque drogue ? Ou bien est-ce qu'il existait réellement des êtres avec un instinct de survis aussi peu développé ? Tardivement, une agitation mal à l'aise la gagna.
La suite des évènements se déroula de manière rapide pour un œil non initié. Crow vit l'instant où le mode opératoire des hommes fut lancé. Rapide et organisés, se positionnant stratégiquement de façon à entourer la jeune femme et lui bloquer toute retraite... A moins qu'elle ne sache traverser les murs, mais le Yakuza avait un doute à se propos. Mise devant les faits, elle sembla enfin comprendre pleinement son erreur. Un peu trop tard ma jolie. Les hommes l'immobilisèrent sans difficultés, fatalement. Même à plusieurs mètres, Crow pouvait sentir la peur panique qui avait saisi la jeune femme. Proportionnellement, l'excitation montait dans les gestes des trois gars. Silencieux comme la brume, le corbeau s'approcha, employant la pénombre comme une alliée fidèle. Préoccupés par leur proie, les trois hommes ne faisaient plus attention au bruit qu'ils faisaient et encore moins aux bruits extérieurs. Anzai fit abstraction total de leurs propos vulgaires et pitoyables, ignorant égallement le fait que l'un d'entre eux commençait déjà à dévêtir la jeune femme. Une seule chose retenait son attention : sa propre approche silencieuse.
Il choisit l'angle le plus sombre, a sa plaça quelques centimètres derrière l'un d'entre eux. Le regard froid comme la glace, il s'avança, tira sur sa clope de façon à en faire rougir l'extrémité et d'un mouvement presque rapide et précis, il écrasa la cigarette braisée et brûlante contre le cou du premier gars. Ce dernier n'avait pas crié que le corbeau avait déjà saisi son poignet de sa main droite, le braquant d'un mouvement sec et violant dans son dos. Un cri de souffrance brisa la nuit mais il n'en avait que faire. Son bras gauche n'était pas resté inactif, empoignant son flingue sous son tee-shirt et le flaquant sous le nez du second gars. Le premier se contorsionnait de douleur sous la poigne de son bras droit. Une épaule démise, c'est toujours douloureux sur le coup.
Ce fut au troisième qu'il s'adressa, ignorant complètement les deux autres.

« Je crois qu'il vous manque un élément, guys. Ici, c'est le territoire du Corbeau. Et le Corbeau ne permet pas que l'on chasse sur son territoire sans son autorisation. Vous avez une minute. »

Pas de « sinon », pas de menace orale. La menace, ils l'avaient sous leurs yeux. Et ça, ils le savaient. Pauvres fou, venir consciemment chasser ici. Coup de chance qu'il n'avait pas envie d'user quatre balles et qu'il n'était ni dans ses principes de laisser de témoin ni de s'en prendre inutilement à une femme. Sans quoi, du nettoyage aurait été fait ce soir. Les deux gars levèrent doucement leurs mains, en signe de non hostilités, hochant la tête. Crow attendit qu'ils est reculés de plusieurs bons mètres avant de relâcher le premier gars. Quoi que le terme balancer est sans doute plus approprié. Le troisième gars lança un regard assassin au corbeau, avant de filer sans demander son reste en compagnie de ses deux complices. Avec un peu de chance, cela aurait calmé leurs ardeurs pour la soirée.
Crow tourna la tête vers la jeune femme. Son regard était toujours aussi froid que lorsqu'il s'étaient adressés aux trois gars et son visage restait de marbre. A se demander presque si ses intentions étaient meilleures ou pire que celles des trois autres.



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Edit modération : Par contre fait attention, c'est 500 mots minimum & le poste précédent en fait 10 de moins, c'est un peu juste...




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